Ecoulement diphasique
La Simulation des Grandes Échelles (SGE) est devenue un outil standard pour l'analyse des systèmes de combustion, car elle a largement démontré ses capacités à prédire à la fois le comportement moyen et les écarts par rapport à ce dernier pour les écoulements gazeux dans des géométries complexes. Par conséquent, la SGE semble être un candidat naturel pour l'étude des phénomènes physiques complexes impliqués dans les écoulements diphasiques. Deux stratégies numériques peuvent être appliquées:* Dans l'approche Euler-Lagrange (EL), le gaz est modélisé par une approche classique eulérienne tandis que les particules sont suivies dans un cadre Lagrangien.
* Les simulations Euler-Euler (EE) utilisent la description eulérienne pour le gaz et la phase dispersée.
L'approche Euler-Lagrange est couramment utilisée puisque les modèles physiques des gouttelettes peuvent être facilement mis en œuvre : polydispersion d'un spray, trajectoires qui se croisent, rebondissement sur les parois, regroupement des gouttelettes et leur combustion. Toutefois, le grand nombre de particules à traquer et leur localisation au voisinage de l'injecteur peuvent conduire à des problèmes d'équilibrage de charge pour les simulations sur machines parallèles puisque les gouttelettes sont uniquement traitées par un petit nombre de processeurs. Ainsi, l'approche Euler-Euler est parfois préférée car la parallélisation du solveur de la phase liquide est identique à celle du solveur de la phase gazeuse. Toutefois, les aspects de modélisation sont généralement plus difficiles à traiter dans le cadre d'Euler-Euler.



