Le système OPAVAR permet de sauvegarder les écart-types utilisés pour la diagonale de la matrice de covariances d'erreur d'ébauche et d'observations. Ces informations peuvent être très utiles, surtout en les comparant avec les diagnostiques présentés par Desroziers et al 2005 [1]. En effet, Desroziers et al. montrent qu'il est possible d'estimer dans l'espace des observations les matrices de covariances d'erreur d'ébauche et d'observations avec les écarts des observations à l'ébauche et à l'analyse.
Ainsi :
avec
l'écart des observations à l'ébauche (OmB),
l'écart
de l'analyse à l'ébauche (AmB) et
l'écart des observations à
l'analyse (OmA).
En tout état de cause, les estimations de Desroziers et al. ne donnent pas la valeur exacte des matrices de covariances d'erreur. Elles permettent de dire ce qu'il aurait fallu mettre comme valeurs dans ces matrices pour que le système soit mieux réglé. Mais si ces valeurs avaient été utilisées, les diagnostiques en auraient donné d'autres. Et ainsi de suite. C'est donc par une méthode itérative qu'il est possible de mieux régler le système. Néanmoins, ces diagnostiques permettent de savoir si les matrices sont bien spécifiées ou non.
La figure 4.7 représente les écart-types
d'erreur débauche et d'observations utilisés pour
les expériences
et
.
Comme spécifié, l'écart-type d'erreur d'observations de l'expérience
est plus important.
De la même manière, les écart-types des profils d'écart-types d'erreur
d'observations de l'expérience
sont beaucoup
plus importants comme le montre la figure 4.8.
Les figures 4.9, 4.10, 4.12 et 4.13
représentent les moyennes des profils d'écart-types d'erreur d'ébauche
et d'observations pour la température et la salinité telles qu'elles
sont spécifiées et telles qu'elles sont diagnostiquées par la méthode
de Desroziers et al. Les résultats sont qualitativement similaires pour la
température et la salinité. Cependant, ils sont bien meilleurs
quantitativement pour la température.
En effet, aussi bien pour les écart-types d'erreur d'ébauche que
d'observations, les profils spécifiés et diagnostiqués sont plus proches
l'un de l'autre avec l'expérience
.
Ces résultats sont bien mis en évidence par les figures 4.11
et 4.14 où le rapport des variances d'erreur d'ébauche
et d'observations de l'expérience
est très
proche de un pour la température.
Ces divers diagnostiques tendent à monter que les variances d'erreur
d'observations sont beaucoup mieux spécifiées dans l'expérience
que dans l'expérience
.
Ceci est d'autant plus vrai pour la température. Pour la salinité par contre,
les diagnostiques montrent qu'il reste à faire des améliorations.
De plus, comme les observations de salinité sont plus rares, les
diagnostiques sont moins robustes.
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Nicolas Daget 2007-02-08